La commune de Baye , bien que petite, possède quelques entreprises de dimension régionale ou internationale. l'entreprise Le Pennec fait partie de celle ci. Chaumier n'est pas un métier de tout repos, trop chaud l'été, trop froid l'hiver. il ne convient pas à ceux qui sont sujet au vertige. Le chaumier doit posséder de solides connaissances en charpente. Comme il n'existe aucune école de formation, celle-ci se fait sur le tas et n'est sanctionné par aucun diplome. On comprendra pourquoi le chaumier est obligé de fabriquer lui-même ses outils (chevalets, battes, ect...) Le chaume s'intègre parfaitement dans le paysage. Les lignes douces des toitures largement débordantes, donnent une rondeur à l'ensemble malgré la pente du toit plus accentuée que pour l'ardoise. Epaisse de + de 30 cm, la couche de roseau apporte une isolation particulièrement intéressante aussi bien thermique que phonique. Les inconvénients que l'on reprochait jadis aux toits de chaume ont disparu. Le seigle attirait les souris, les rats, les oiseaux ... ce n'est plus le cas avec les roseaux et sa solidité est bien plus grande. Le chaume était autrefois le principal matériau de couverture. Le seigle semé en octobre était coupé en août de l’année suivante. La récolte et le battage étaient faits manuellement car les machines auraient cassé la paille. Après le battage, la plus belle paille était peignée avec un râteau en bois à longues dents : la pincha. Elle était ensuite posée dans un gabarit fait de deux dents de bois plantées dans une planche. Chaque gerbe ainsi déterminée était attachée par deux liens de paille. Enfin, les gerbes étaient remisées dans la grange dans l’attente d’être employées. Un toit de chaume n’étaitjamais refait en une seule fois. La quantité importante de paille nécessaire, la durée de l’ouvrage, la dégradation très inégale des côtés d’un toit, la fragilité du faîtage et des arêtes obligeaient régulièrement à des rénovations partielles. D’ailleurs, les anciens baux de fermage stipulaient qu’une partie de la couverture des bâtiments loués devait être restauréechaque année. Une toiture de roseau tient une trentaine d'année. Son prix quant à lui est devenu compétitif. Charpente comprise, le prix au m² est très voisin de celui de l'ardoise. Avis aux amateurs !!!               Texte bulletin municipal - Photos Guy Picarda  ENTREPRISE LE PENNEC 02.98.96.81.30 Contact : guydney@gmail.com copyright 2010